29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:03

"La mort n'est rien"

Je suis seulement passé de l'autre côté.

Je suis moi. Vous êtes vous. Ce que nous étions

les uns pour les autres, nous le sommes toujours.

Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.

Parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.

N'employez pas un ton différent.

Ne prenez pas un air solennel ou triste.

Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble...

Priez, souriez, pensez à moi.

Que mon nom soit prononcé à la maison

comme il l'a toujours été,

sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.

La vie reste ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé.

Pourquoi serai-je hors de votre pensée?

Simplement parce que je suis hors de votre vue?

Je vous attends, je ne suis pas loin... juste de l'autre côté

du chemin... Vous voyez, tout est bien...

Vos trouverez mon cœur, vous en retrouverez les tendresses

épurées. Essuyez vos larmes et ne pleurez pas

si vous m'aimez.

28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 22:16

Prière à tous les vivants

 

Quand je ne serai plus là, libérez-moi, laissez-moi partir,

J’ai, tellement de choses à faire et à voir,
Ne pleurez pas en pensant à moi,
Soyez reconnaissants envers ces belles années,
Je vous ai donné mon cœur,
Et vous, vous pouvez seulement deviner
Le bonheur que vous m’avez apporté.

Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a donné,
Mais maintenant, il est temps de voyager seul.
Dans un premier temps vous éprouverez de la peine,
Mais la confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés quelques temps,
et les souvenirs viendront apaiser votre douleur ;
Je ne suis pas loin, la vie continue...
Si vous en sentez le besoin, appelez-moi et je viendrai,
Et même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là.
Si vous écoutez votre cœur, vous ressentirez clairement
La douceur de l’amour que j’apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir.

Détaché de mon corps, je suis présent dans L’amour du Dieu vivant.
Inutile de vous recueillir sur ma tombe,
Je n'y suis pas, je n'y dors pas.
J'habite dans les mille vents qui soufflent,
Je rayonne dans le scintillement des cristaux de neige,
J'accompagne la lumière qui traverse les champs de blé,
Je vous mouille de la douce pluie d’automne ;
C'est moi qui éveille les oiseaux dans le calme du matin,
Et fais briller l’étoile dans la nuit.

N'allez donc pas sur ma tombe pour pleurer,
Je n'y suis pas,
Je ne suis pas mort.

Paroisse Gisors Vallée d'Epte et ses 21 clochers - dans Poèmes pour un Deuil
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