6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 15:27


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LE SENS DU SACREMENT DE RÉCONCILIATION 

1. Que peut-nous apporter le sacrement de réconciliation ?

Le sacrement de réconciliation est une rencontre avec Dieu qui se réalise par le moyen d'une rencontre avec un prêtre. On regarde sa vie devant Dieu en pensant à son amour miséricordieux. Cette rencontre nous transforme spirituellement.

Ce sacrement connaît actuellement une désaffection marquée; beaucoup ont abandonné la pratique de la confession et perdu le sens du sacrement. Cependant actuellement on n'a jamais autant confessé : dans les émissions nocturnes de radio, dans la rubrique "cœur" des magazines, sur le divan des "psy"...Il y a  une exigence de communication personnelle dans la société technologique ou nous vivons. Le sacrement de réconciliation apporte une réponse significative à cette exigence. Il répond à un besoin profond du cœur humain. Ce sacrement nous procure la paix du cœur, allège notre conscience sur la quelle pèse parfois une forte culpabilité. Il nous donne aussi une force pour nous guérir de nos faiblesses et apporte un élan à notre vie chrétienne.

2. Noms du sacrement - Pourquoi appelle-t-on "sacrement de réconciliation «ce qu’on appelait "sacrement de pénitence" ou "confession" ?

Le mot "confession" indique seulement l’aveu des péchés sans suggérer le pardon.  

Le terme "pénitence"  évoque l'expiation, la mortification. Il est insuffisant pour exprimer le pardon de Dieu. 

Le mot " réconciliation" (utilisé de puis le concile Vatican II) exprime l’essentiel, qui est le pardon de Dieu dans la rencontre. 

L’expression "sacrement du pardon" convient aussi tout à fait.

En anglais, "confession" comme en français, "to go to confession " (se confesser) et "penance" (sacrement de pénitence)

 3. Quel est le symbolisme du sacrement du pardon ?

Le symbole central du sacrement du pardon est la rencontre entre le prêtre et le pénitent. Le pape Jean Paul II dans sa lettre aux prêtres  sur le sacrement de réconciliation (Jeudi saint 2002) commente la rencontre de Jésus avec Zachée. (Luc 19,1-10) Il demande aux prêtres que le ministre du pardon, signe de Dieu Père,  incarne pour le pénitent le visage du Bon pasteur. Il faut que le pénitent puisse rencontrer le Bon pasteur à travers le visage et la voix du confesseur.

La rencontre personnelle entre le confesseur et le pénitent est donc la forme ordinaire de la réconciliation sacramentelle et l'absolution collective a un caractère exceptionnel.


Images sur le sens de la réconciliation

Jean-Baptiste appelle à la pénitence
 http://catechese.free.fr/Im/DSCN0284.jpg       
http://catechese.free.fr/ListeImages.htm     

 

Veillée de réconciliation    
 http://www.amisdansleseigneur.com/lourdes/photos.htm 

4. Quels sont les effets du sacrement de réconciliation ?

Concernant les effets du sacrement, on pense surtout au fait que l'absolution pardonne les péchés, mais elle  fait plus que d'effacer, de pardonner les péchés. Elle opère une transformation, elle nous donne une grâce, une force qui nous libère de l'esclavage du péché.  St Paul montre en effet que nous qui étions pécheurs et esclaves du péché, nous sommes non seulement pardonnés de nos péchés, mais affranchi du péché par le Christ (Rom 6,17-20)

5. Est ce que l'Église, un prêtre peut refuser de donner le pardon (absolution) à celui qui se confesse de ses péchés ?

On peut être étonné par l'idée que l'Église peut refuser de donner le pardon. Cependant Jésus a donné à l'Église la mission de remettre ou de retenir les péchés c.à.d. le pouvoir de pardonner ou non. Dans une démarche d'amour éclairée par l'Esprit Saint, elle doit juger ce qui est meilleur pour le pécheur. Elle peut différer le pardon pour le conduire à aller plus loin.

Exceptionnellement un prêtre peut donc refuser le pardon ou le différer. Ce n'est pas à cause de la gravité du péché car tout péché peut être pardonné. Mais ce peut être en raison d'une contrition insuffisante (par exemple si le pécheur n'accepte pas d'éviter l'occasion qui le conduit au péché) ou en raison du refus de réparer un tort très grave. 

ORIGINE ET HISTOIRE DU SACREMENT DE RÉCONCILIATION  

1. L'institution du sacrement du pardon a-t-elle été faite par Jésus ou par l'Église ? 

Pendant sa vie terrestre, Jésus a annoncé qu'il donnera à son Église, à Pierre et aux apôtres, le "pouvoir de lier et de délier" (Mt 16,19) d'admettre ou d'exclure, de condamner ou d'absoudre.

C'est après sa résurrection, lors qu'il est apparu à ses disciples, qu'il leur a donné l'Esprit Saint et qu’il leur a dit : "Recevez le Saint Esprit. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." (Jean 20, 22-23) Jésus leur a donné la mission de pardonner et c'est par le pouvoir de l'Esprit Saint qu'ils peuvent remettre les péchés.

Cette mission de l'Église réalise ce que Jésus avait déjà fait par sa souffrance et par sa mort "en versant son sang pour la rémission des péchés". (Mathieu 26,28) Il y a un lien étroit entre la passion de Jésus et le sacrement du pardon par l'Église. 

Le premier sacrement de la rémission des péchés est le baptême qui remet le péché originel et les péchés personnels des adultes. "Que chacun se fasse baptiser pour la rémission de ses péchés" (Acte 2,37-38) Mais pour ceux qui après le baptême retombent dans le péché, Dieu renouvelle son pardon.

L'institution du sacrement du pardon a donc été faite par Jésus. C'est lui qui est à l'origine du sacrement. Mais au cours de l'histoire, l'Église a été conduite à donner des formes diverses au sacrement de réconciliation. 

2. Histoire du sacrement de pénitence?

L'Histoire du sacrement de pénitence est assez complexe.  Ce sacrement a eu au cours de l'histoire des formes très différentes de la manière actuelle. Dans l'antiquité chrétienne, le sacrement a été donné sous la forme de la pénitence publique. Celle-ci s'appliquait aux grands pécheurs coupables de meurtres, d'apostasie et d'adultère. Elle comportait une longue pénitence qui exprimait la conversion et s'achevait par la réintégration dans la communauté liturgique pour la fête de Pâques. Elle était comme le renouvellement du baptême et n'était donné qu'une fois.

Comme beaucoup repoussaient cette pénitence au moment de la mort, apparaît au VIIème siècle une nouvelle forme de pénitence d'origine monastique : la pénitence privée, secrète et renouvelable. Elle était "tarifée" selon la gravité des péchés. L'absolution n'était donnée qu'après l'accomplissement de la pénitence souvent assez longue. A partir du XIIème, l'absolution est donnée au moment de la confession et la pénitence à accomplir devient beaucoup moins importante. A partir du XVI-XVIIème, la confession fréquente, confession de dévotion  est proposée comme moyen de progression spirituelle. On met l'accent sur la contrition des péchés.

A la suite du concile Vatican II, un nouveau rituel du sacrement de pénitence a pour but de mettre en valeur l'aspect ecclésial du sacrement de pénitence et de donner sa place à la lecture de la Parole de Dieu. Il a instauré les célébrations pénitentielles.


Documents sur le sens et l'histoire du sacrement de pénitence



   
 Histoire du sacrement de pénitence    http://www.uni-tuebingen.de/kirchenrecht/nomokanon/rezensionen/048.htm     

Historique du sacrement de réconciliation  http://www.eleves.ens.fr/aumonerie/seneve/noel2001/seneve007.html 

De la pénitence à la réconciliation    http://www.guidecasa.com/bibliotheque/texte40.htm 

La réconciliation et les pénitents d'autrefois  http://infocatho.cef.fr/fichiers_html/cefcareme/rjc03pen.html    http://infocatho.cef.fr/fichiers_html/cefcareme/rjc03pen.html#evolution  

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