9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 00:57

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Si Dieu était… un arbre

Si Dieu était…

Si Dieu était un arbre, il ne serait certainement pas un chêne, puisqu’il est venu briser en nous les chaines du péché. Il ne serait pas non plus un saule pleureur car l’espérance de Pâques demeure la plus forte, même face aux drames de la vie. Il ne serait pas noyer, car il veut tous nous sauver en nous faisant traverser les eaux baptismales pour nous donner sa vie.

Si Dieu était un arbre, il serait peut-être un cyprès parce que « si près de toi, mon Dieu »… Ou bien peut-être un bouleau, car il n’a pas fini son travail de Créateur ! Il pourrait être du houx puisqu’on le met dans la crèche et sur la table de Noël, pour nous rappeler pourquoi on fait la fête. Si Dieu était un arbre, il pourrait se faire platane, car il a envie de rentrer en nous, même si nous on n’a pas trop envie de rentrer dans lui. Il pourrait s’agir d’un hêtre, puisque Dieu veut nous faire cadeau de son Etre. Si Dieu était un arbre, il serait sans doute aussi un peuplier, capable de remuer et de brasser le grand vent de l’Esprit. Peut-être aussi un beau sapin, roi des forêts et roi de l’univers ? Si Dieu était un arbre, il serait un épicéa, pour donner, comme le sel, un peu de saveurà ta vie. Dieu pourrait aussi se dire frêne, pour t’aider à ralentir, à faire silence,à contempler ce qu’il a fait de beau et de grand.  Si Dieu était un arbre, il serait sans doute pin, car Jésus nous l’a bien dit : « Prenez, mangez ce pain, c’est mon corps livré pour vous ! » Il serait sans doute un pin parasol pour nous couvrir des rayons lumineux du soleil de Pâques !

                                               Dans la main de Dieu


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Tu nous tiens dans ta main, Seigneur Dieu !

Tu nous as façonné, et nous sommes nés.

Tu nous as donné un corps, formidable machine pour ce monde.
Tu nous as habillé d’un cœur pour que nous cherchions en nous ta présence.

 

Ta main, Seigneur, nous conduit et nous protège.

Ta main, Seigneur, est un refuge et un doux repaire.

Ta main Seigneur, m’élève et me relève.
Ta main Seigneur, me rappelle que je suis tout petit devant toi.

 

Seigneur, grandis-moi entre tes mains.

Seigneur, élève ma vie pour qu’elle te ressemble !

Seigneur, que dans ta main, j’apprenne à ouvrir les miennes,

Seigneur, pour recevoir et pour donner le meilleur de moi-même !

Le bonheur est-il dans le pré ?


M. Bonheur, cet hôte si précieux et si discret qu'on a tant de mal à apprivoiser, et qui s'enfuit quand on ne le nourrit pas ou quand on se laisse séduire par ses ennemis jurés : satiété et superficialité.
Ses cousines sont pourtant là : gratitude et considération. Elles sont toujours prêtes à lui prêter main forte, afin que M. Bonheur trouve sa place dans nos vies.
Pourtant, jamais il ne s'imposera ; jamais il ne se mettra en avant, car comme M. Silence, son ami, c'est sans doute dans les choses les plus simples, les plus exigeantes aussi que M. Bonheur trouve sa place parmi nous !
M. Bonheur, soyez le bienvenu, faites comme chez vous. Mais chez nous, apprenez-nous à être chez vous !


 

AVOIR ET ÊTRE


Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu'Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
 De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune
 S'était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.


Ce qu'Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l'avoir.
 À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s'est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu'Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
 De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.


Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune
 S'était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.


Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés..

Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.


 

 

 

 

Paroisse Gisors Vallée d'Epte et ses 21 clochers
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