9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 20:07

« Sur la terre il n’y a pas d’étrangers »

 

C’est par un  samedi après-midi 09 avril presque estival que s’est déroulé le traditionnel rendez-vous annuel du CCFD terre solidaire de Gisors  autour des droits des migrants. Tout était réuni pour échanger, partager pour la quarantaine de participants ayant répondu à cette invitation au débat. Cette assemblée peut-être un peu modeste en nombre n’en était pas moins riche en représentants puisqu’elle comptait parmi les fidèles habitués, la présence de plusieurs membres d’associations comme la ligue des droits de l’Homme ou d’autres partenaires du CCFD terre solidaire rencontrés lors des forums et autres manifestations répondant à ce besoin de rassembler tous les hommes de volonté afin de construire un monde plus fraternel et plus juste. Cet après-midi fut également riche  par la diversité et la qualité des documents, supports et surtout témoignages qui contribuèrent de façon importante à la réflexion et à la discussion du moment. Les interventions de deux personnalités singulières, à l’histoire et aux origines différentes, permirent de bien rappeler que chaque migrant est un cas particulier et avant tout un être humain qui doit naturellement bénéficier des principes énoncés dans la déclaration Universelle des droits de l’Homme. Ainsi que l’on soit migrant répondant aux carences de nos pays développés en matière de santé comme Lazare Boudzoumou médecin  à l’hôpital de Gisors ou bien expatrié par impératif vital comme Hubert Mugabo ayant fuit le Rwanda lors de la guerre civile, l’être humain est un résident du monde. Ces deux témoignages nous amenèrent à aborder cette question sous son aspect concret voire presque personnel ; « Et si c’était nous ? », « Nos grands parents ont migré pendant la guerre pour échapper aux dangers et trouver une terre d’asile »... Le débat  était lancé !

C’est donc par groupe et autour de quelques collations propices à alimenter les échanges que s’est construite une réflexion commune, variée et enrichissante. On retiendra parmi les points peut être les plus symboliques mais aussi porteurs d’espoirs et capables d’apporter une petite pierre à la construction d’une humanité plus fraternelle et solidaire les phrases suivantes :

« Aller au-delà des frontières » ; « Partager le temps, nos « richesses », nos vies » ; «  prendre et faire prendre conscience aux Hommes de ces situations » ; « Interpeller par les cercles de silence et réaffirmer la puissance de la non-violence » ; «  Privilégier ce qui équilibre et redistribue les chances pour chacun » ; « Consommer équitable et vivre universellement mais autrement que ce que nous impose la mondialisation politico-économique » ; « Les migrants sont des habitants de nulle part » ; « Sur la terre il n’y a pas d’étrangers »…

Belle discussion pour le cinquantenaire du Comité  Catholique contre la Faim et pour le Développement qui confirme, si l’en était encore besoin, que la conférence des évêques fondatrice de ce mouvement fournissait en ces années soixante par sa vision large, universelle et intemporelle un outil indispensable pour réfléchir, comprendre et construire notre monde et ceci pour des décennies.

 

L’équipe du CCFD Terre Solidaire de Gisors.

P1010893   P1010895 P1010894   P1010899P1010897   P1010896-copie-2.JPGP1010898   P1010900,   

 

Paroisse Gisors Vallée d'Epte et ses 21 clochers - dans Ca s'est passé à Gisors
commenter cet article

commentaires

Solidarité